Obésité & Risques

L’excès de poids n’est pas sans conséquence pour la santé

Organes touchés Risques augmentés par excès de poids
Vaisseaux sanguins Hypertension artérielle, Athérosclérose, Maladies coronariennes, Accidents vasculaires cérébraux, Maladies veineuses (varices, jambes lourdes…)
Cœur Infarctus, Insuffisance cardiaque
Poumons Apnée de sommeil, Asthme et insuffisance respiratoire
Estomac Reflux gastro-œsophagien
Foie et vésicule biliaire Calculs biliaires
Articulation Arthrose
Peau
Frottements, mycoses

Mais l'on peut également définir un " poids idéal ", reflet indirect de la masse graisseuse. C'est ainsi que procèdent certaines compagnies d'assurances, qui ont établi des tables sur laquelle figure le poids idéal en fonction de la taille, du sexe, et de l'âge. Ces valeurs ont été calculées à la suite de nombreuses recherches médicales.
Il est important de savoir que ces normes ne prennent pas en compte l'importance de la musculature, et qu'il ne s'agit que d'une indication pragmatique.
Le poids idéal peut aussi se calculer en utilisant une formule relativement simple :
Pour la femme: (la taille est exprimée en centimètres) : Le poids idéal est égal à : Taille -100 - [(taille -150)/ 2]
Par exemple, le poids idéal d'une femme de 1,65 mètre devrait être de :
165 -100 - [(165 -150)/2] = 57,5 kilos.
Pour l'homme : Le poids idéal est égal à : Taille -100 - [(taille -150)/ 4]
Par exemple, le poids idéal d'un homme de 1,80 mètre est de 72,5 kilos.
Aussi vous pouvez mesurer le tour de votre taille pour savoir si vous étiez en risque ou non. Si vous êtes une femme votre tour de taille doit compris entre 80 et 88 cm et si vous êtes un homme votre tour de taille doit compris entre 92 et 102cm au de la de ces normes vous êtes en risque.

L’obésité et risques

Quelles sont leurs causes ?

L’excès de poids est essentiellement dû à une alimentation trop riche, en particulier en matières grasses et en boissons alcoolisées, ainsi qu’à un manque d’activité physique régulière.
Les causes de l’obésité sont plus complexes. Des travaux de recherche récents indiquent que certains gènes peuvent modifier l’appétit, ainsi que le stockage et l’utilisation des graisses, menant ainsi à l’obésité. Cependant, même si la prédisposition génétique peut contribuer à l’obésité, comme pour le surpoids modéré, divers facteurs comportementaux jouent un rôle important : la consommation excessive de boissons alcoolisées, d’aliments riches en matières grasses et le fait de ne pratiquer que peu ou pas d’activité physique.
Des facteurs psychologiques contribuent parfois à l’obésité : anxiété, dépression, stress ou traumatisme peuvent provoquer un mécanisme de compression entraînant une prise excessive d’aliments. Pourtant, il n’existe pas de profil psychologique type pour les personnes obèses. Contrairement à une idée reçue, elles ne souffrent pas forcément d’un manque de volonté ni d’un besoin de se protéger par « une armure de kilos supplémentaires ».
En revanche, les personnes obèses semblent partager des caractéristiques communes dans leur comportement alimentaires ; on observe, en particulier, une perte des signaux habituels que sont la faim et la satiété.

Comment prévenir et traiter le surpoids modéré ?

Personne n’est à l’abri d’un excès de poids, surtout lorsqu’on limite son activité physique. Adopter de bonnes habitudes alimentaires et d’hygiène de vie permet de maintenir ou de retrouver un poids satisfaisant. La mise en place d’un régime doit se faire avec l’aide d’un professionnel en modifiant progressivement ses habitudes. En effet, le plus difficile n’est pas de perdre du poids mais de le stabiliser après avoir maigri.

1/Adopter des bonnes habitudes alimentaires
Lorsqu’on veut perdre du poids, la stratégie conseillée consiste à réduire sa consommation de produits à forte densité énergétique au profil d’aliments à faible densité énergétique.

• Respectez les recommandations nutritionnelles destinées à l’ensemble de la population. Elles sont de bons repères pour maintenir un poids compatible avec une bonne santé.
• Surveillez votre consommation de lipides (matières grasses) et alcool. se sont les nutriments les plus caloriques pour un faible volume. Allégez votre manière de cuisiner. Adoptez vos apports en matières grasses et boissons alcoolisées à vos objectifs… et vos goûts.
• Privilégiez les poissons, les viandes maigres, les produits laitiers demi-écrémés ou écrémés et les féculents.
• Adoptez des changements progressifs. Commencez par de petites modifications alimentaires que vous adopterez successivement au fil des semaines : prendre un dessert au lieu de deux à la cantine, remplacer un dessert sucré par un fruit, diminuer sa consommation de boissons alcoolisées, de beurre et de crème fraiche,…
• Réduisez le grignotage. Evitez d’acheter des aliments à grignoter trop riches en graisses (barres au chocolat, viennoiseries,…) entre les repas, préférez des aliments moins riche : fruits, petits légumes à croquer, crackers sans matières grasses,…. En cas de fringale, buvez un grand verre d’eau ou mâchez un chewing-gum.
• Remplissez votre estomac avant de passer à table. Une demi heure avant le repas, croquez des légumes ou buvez deux grand verres d’eau. En début de repas, vous ressentirez moins le besoin de remplir votre estomac.
• Prenez votre temps pour manger. Un repas devrait durer entre vingt et trente minutes. Votre estomac a besoin d’un certain temps pour signaler à votre cerveau qu’il est plein. Si vous mangez trop vite, vous mangerez plus que ce que votre corps réclame. Laissez à votre estomac le temps d’être rassasié. Mâchez plus longtemps et faites une pause entre cheque plat. Essayer de ne pas manger devant la télévision.
• Limitez la taille des portions. Un proverbe chinois dit qu’un bol de riz a autant de goût que la marmite entière ! essayez de ne pas vous resservir.
• Ne vous sentez pas obligé de finir votre assiette…. Ni celle de vos enfants.
• N’oubliez pas le plaisir de manger. Avec l’aide de votre médecin ou d’un professionnel, faites la liste de vos plaisir gastronomiques et identifiez ceux qui apportent le moins des calories. Offrez vous plus souvent ces plaisirs-là et partager à la recherche de nouveaux plats faiblement caloriques.

2/ Matières grasses et boissons alcoolisées : modérez-vous…
Lorsqu’on cherche à perdre du poids, les deux familles de nutriments à surveiller de plus prés sont les lipides et l’alcool. En effet, bien plus que les glucides, les matières grasses et les boissons alcoolisées apportent beaucoup de calories dans un faible volume : elles ont une densité énergétique élevée. Parce que leur utilisation par le corps se fait avec un rendement plus élevé que celui des glucides et des protéines, elles contribuent pour beaucoup à la prise de poids : un gramme de lipides apporte presque trois fois plus de calories utilisables ou stockables qu’un gramme de glucides, et un gramme d’alcool un peu plus du double.
Lorsqu’on surveille son poids, il est très utile de connaître la quantité maximale de matières grasses que l’on peut consommer chaque jour. Cette quantité peut être calculée par le spécialiste. Ensuite, pour se faire plaisir toute en faisant attention, il suffira d’avoir une idée, même approximative, de la quantité de matières grasses contenue dans une portion d’aliment, et de « faire ses comptes » à la fin de la journée.
Par exemple, une personne de 70kg peut se voir recommander de ne pas dépasser 60g de matières grasses par jour. Selon les envies et ses contraintes, elle pourra décider de les partager entre une mini-plaquette de beurre sur ses tartines du matin (10g), deux œufs (10g), une cuillère à soupe d’huile d’olive dans sa salade (10g), une côtelette d’agneau (15g), 25g de camembert (5g) et un verre de vin rouge (14g d’alcool qui équivalent à environ 10g de lipides). La prise en compte des boissons alcoolisées dans la quantité de lipides recommandée se justifie par le fait que l’alcool est transformé en triglycérides qui participent à la consommation de tissu adipeux. En moyenne, un verre de boisson alcoolisée équivalent à 10g da matières grasses.
Cette méthode permet à la fois de respecter les recommandations données par les professionnels de santé et de continuer à manger les aliments que l’on aime, sans en abuser. Au quotidien, cette stratégie est plus facile à maintenir sur la durée que les régimes restrictifs qui déséquilibrent l’alimentation et nous poussent souvent à les….enfreindre.

3/ mettez toutes les chances de votre côté
• Faites-vous aider par votre spécialiste.
• Fixez-vous des objectifs raisonnables.

4/ luttez contre la sédentarité
Pour perdre du poids de manière durable, il est souvent nécessaire d’augmenter ses dépenses énergétiques. Si l’on est réfractaire au sport, en peut adopter quelques mesures : préférer les escaliers aux ascenseurs, se garer à distance de sa destination pour s’obliger à marcher, jardiner, faires des balades en fin de semaine. Etre plus actif tout au long de la journée permet d’augmenter facilement ses dépenses énergétiques. Pour les plus courageux, les activités sportives sont également un moyen efficace de brûler des calories.

5/ résistez aux régimes à la mode
Tous les ans, c’est la même histoire. Avant l’été, les magasines affichent des promesses alléchantes : « deux mois pour être belle en maillot », « perdez cinq kilos en trois semaines », etc. Avec l’essor du culte  de la minceur, le marché des régimes s’est considérablement développé, donnant naissance à une multiple de formules miracles censées nous faire perdre des kilos superflus.
Il est important de se souvenir qu’un changement des habitudes alimentaires doit conduire à une perte de tissu adipeux, pas de muscle ou d’eau, comme y mènent trop de régimes à la mode. Toute alimentation  restrictive et mal équilibrée entraîne une perte de poids. Même si vous décidiez de ne plus manger que des pizzas et des glaces, vous perdiez de poids. Pourquoi ? Parce que la lassitude s’installerait vite et vous amènerait à réduire la quantité que vous ingérer chaque jour, mais aussi parce qu’une une alimentation déséquilibrée perturbe l’utilisation des aliments par le corps. Dans ces conditions, le poids diminue, mais le risque de carences apparaît rapidement et les problèmes de santé ne sont pas loin.

Comment soigne-t-on de l’obésité ?

1/se faire aider par un professionnel

2/le recours aux traitements médicamenteux

Dans certain cas d’obésité, l’éducation et le suivit nutritionnel ne suffisent pas. Un traitement à base de médicaments réduisant l’appétit ou l’absorption des graisses par l’intestin peut faire partie du programme de réduction du poids. Ces médicaments ne constituent pas des remèdes magiques. Ils doivent être associés à une alimentation et à un programme d’exercice appropriés. La plupart de ces médicaments sont autorisés pour une utilisation temporaire, de quelques mois à un an. En général, ils sont réservés aux personnes obèses qui souffrent d’une maladie mettant leur santé en danger (diabète non contrôlé, problème cardiaque…) ils sont délivrés sur ordonnance et nécessitent une surveillance médical régulière.

3/le recours à la chirurgie gastrique
Depuis quelques années, une nouvelle alternative a fait son apparition dans le traitement de l’obésité : la chirurgie de l’estomac ou chirurgie gastrique. Différentes techniques visant à réduire le volume de l’estomac et à limiter de cette manière la quantité de nourriture ingérée à chaque repas ont été mises au point. Ces techniques sont réservées aux personnes adultes qui souffrent d’obésité dite morbide (IMC supérieur à 40 ou ayant IMC supérieur à 35 associés à des complications mettant en danger leur santé.

L’obésité des enfants

Pour les enfants qui souffrent d’obésité, l’objectif n’est pas de perdre du poids, mais de grandir sans en perdre d’avantage, pour retrouver progressivement un poids adapté à leur taille. Il est important d’agir rapidement pour profiter de la croissance et des dépenses énergétiques qu’elle entraîne. Les régimes sont contre-indiqués chez les enfants. Il est préférable de changer durablement les habitudes alimentaires : manger lentement (pour réapprendre la satiété) ; consommer moins des produits riches en matières grasses, moins d’aliments à la fois gras et sucrés et absorber moins de boissons sucrées ; manger plus de fruits et de légumes. Une réorganisation des repas au cours de la journée peut également être nécessaire. Il est essentiel que l’enfant soit impliqué dans cette nouvelle stratégie alimentaire et qu’il comprenne l’intérêt de ces changements. Pour augmenter les chances de réussite, la pratique d’une activité physique quotidienne et l’implication de l’environnement  de l’environnement familial sont nécessaires.

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